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C'est justement à ça que l'application sert.

Cool Beurk !
noire-claire
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Je suis tellement pleine de bonheurs minuscules en ce moment, gorgée de soleil, de sève, d’oxygène, de cet élan vital qui m’avait tant manqué pendant des années, et je m’ancre dans la terre pour mieux m’étendre vers le ciel. Je me réveille le matin avec excitation à l’idée de la journée qui arrive, j’ai des idées qui fusent, des envies par milliers. Même si je suis dans une mauvaise période, depuis quelques jours, à cause d’un excès d’émotions qui auront fait trembler ma petite carcasse - bien sûr, je ne suis pas encore devenue chêne, le vent sait encore me faire trembler - je devine que ce n’est pas la vraie « moi », car j’ai la grande chance d’avoir pu la rencontrer pendant plusieurs mois, la moi virevoltante, rougissante, trépidante. Cette mauvaise passe, je l’accepte comme un processus normal, comme une mue avant de redevenir papillon. Je suis un animal étrange qui aurait besoin de changer plusieurs fois de peau, qui aurait besoin de plusieurs renaissances. Je vis au fil des cycles, des saisons, des sentiments, des émotions. La vie passe et me transforme. Je ne suis pas immuable. Mon cœur fait des montagnes russes. Je doute, je contourne les miroirs, je lève les yeux au ciel, je tourne le dos aux oiseaux. J’ai plus mal que les autres, peut-être. Je vis en dents de scie. Mais c’est pour mieux revenir. Mais c’est pour mieux ressentir. Mais c’est pour mieux devenir. Et j’accepte. Parce que je ne saurais être autrement.

J'aime l'eau. Parfois, par flemme et lassitude, je l'oublie.

Puis je la retrouve. Ce que j'aime par dessus tout, c'est me coucher sur le sol de la piscine. Avec mes lunettes de plongée, je souffle tout mon air par le nez. Je me laisse couler doucement. J'écoute alors le bruit du poid de l'eau au dessus de moi. Ce n'est pas vraiment du silence, c'est un son. Le son de la piscine. C'est tranquille. J'observe le ciel à travers la fine couche qui sépare l'eau de l'air. Tu sais, on dirait une plaque, une lamelle de verre. Je remonte doucement, je la traverse avec mon doigt, ma main, puis mon corps. J'ai l'impression qu'il y a deux dimensions.

Je le fais encore et encore. Je médite. Ici, plus qu'ailleurs, je suis sereine. Je suis légère.

J'envie ces êtres qui peuvent y respirer. Ceux qui sont là, dans les deux mondes, pouvant vaquer de l'un à l'autre sans être coincés dans aucun.

Je ne suis pas née dans le bon élément.

j'aurais aimé faire de toi un poème, derrière mon objectif voler des bouts de vie,

j’aurais voulu te dire je t’aime plus souvent, goûter tes lèvres encore. J’ai eu peur derrière le voile de me voir rejeter, que ce ne soit pas comme ce que j’avais pu tant imaginer

Encore une fois se sentir comprise relevait de l’impossible et pourtant tu l’as fait et ça donne espoir qu’il y en ait d’autres comme toi dans le monde; qu’en fait nous ne sommes pas seules à errer  dans nos tête pour se souvenir du sens.

il y a eu le sommeil qui fuit aussi, de se sentir incapable, se demander si le fantasme valait mieux que la réalité. Mais tu l’est toujours ce fantasme, car ton coeur je ne sais où il en est.

L’espoir est à l’autre bout du monde mais au moins il est, et j'espère qu’un jour tu prendras ta petite valise mais cette fois pour vivre et si c’est pas avec moi c’est pas grave car tu auras appris à vivre avec toi même et tu écriras dans un carnet des mots qui  racontent la douceur que d’autres liront pour ne pas mourir

je voudrais dire que tu étais belle mais c’est pas tout à fait ça et de tout façon tu n’aimes pas

alors je dirais que tu étais et c’est largement suffisant

je dirais que j’étais aussi, et que ce nous sonnait bien dans mon âme

et comme je l’ai déjà dit; qu’importe où je suis, si jamais tu sais ou tu ne sais plus retrouve moi qu’on marche en s’aimant à oublier le sommeil et retrouver le soleil.

Redonner à la vie un goût de tea tree

et se rappeller des odeurs.

Je voudrais écrire sur celui dont les mains sont aussi douces que sa nouvelle , sur celui qui  a la rage dans les yeux et qui parfois se tais quand le doute s'installe.

Je voudrais qu'on se retrouve dans la vacuité.

Je voudrais écrire ce qu'on ressens et dont on ne sait mettre des mots. Pour toutes les fois où à mon tour je me suis tue d'avoir trop aimé, ces nuits qui se mélangent et dont on ne peut retenir que l'essentiel. Ces nuits qui se prolongent en des journées à côté de la plaque et dans des messages qu'on envois à la volée. Dans mes rêves où tu danses près de moi, dans ces soirées que j'imagine, ces mois auxquels j'aspire.

Je voudrais écrire ces moments où avec toi je m'oublie et dans lesquels je me retrouve. Ces moments où je t'observe dormir et dont l'urgence voudrait que je te réveille, que je te secoue, que je te dise sans plus de retenue. Que je m'abandonne dans tes désirs et que tu sois dans les miens.

Je voudrais t'écrire les plus  beaux sentiments et les plus belles sensations qui me traversent quand je t'aime.

Je voudrais que ce soir tu t'endormes serein et l'esprit en paix. Je le voudrais pour tous les soirs que le monde aura à t'offrir. J'aimerai que tu trouves ton âme et que tu la suive. Et que je sois près de toi ou pas, je voudrais que tu souris avec ta bouche et avec ton cœur.

Je ferme les yeux et je t'imagine.

Lui il a sa propre manière de marcher. Voûté, la capuche de son gilet sur la tête, lentement. Les yeux fixes, bas, on ne sait pas à quoi il pense. Il est redevenu le solitaire. Elle aimerait qu'il exquise un sourire, comme ça, de dos, derrière la voiture dont il vient de descendre.

Elle, elle a la vie au bord des lèvres et le cœur dans ses mains. Elle voudrait qu'il soulève  une nouvelle fois ses cheveux qui lui cache le visage et qu'il dise «  tu es jolie ». Qu'il le répète encore et encore. Que la scène se joue et se rejoue jusqu’à ce qu'elle en soit ivre, jusqu'à ce que la tête lui en tourne.  Qu'elle se roule dans ses draps comme dans ses regards, qu'il la touche jusqu'à ce qu'elle ne sache plus ni son nom ni ses contours. Il avait eu les yeux vitreux cette nuit là, la bouche en un rictus et des veines qui traversaient ses bras, de ci de là, formant une route directe vers sa jouissance.  Il était devenu  le désir.

Elle, elle aurait voulu qu'il la prenne comme ça des nuits entières, qu'il lui enfonce sa langue dans la bouche, comme s'ils voulaient se les mélanger, si fort que ses dents forcent sur ses lèvres.

Elle se dit que putain celui qui sait pas choisir les bon mots pour parler de sentiments il sait vachement bien parler avec son corps et que c'est beau, elle aimait qu'il lui parle ainsi. Et il lui semblait recevoir de doux messages qui parlaient d'amour.  Elle avait lu quelque part que le bon sexe c 'était quand deux égoïstes cessaient de l'être et elle trouvait que ça lui correspondait plutôt bien, à lui.

Il lui avait dit d'écrire à quel point il était fantastique, ainsi que  sur l'espoir. Elle aurait voulu lui répondre ; on a déjà parlé de tout ça, il y a quelques heures. Souviens toi, ne te l'ai je pas déjà dit sans ma voix ?  


Mais je te le répéterais de toutes les manières que ce soit. Dans le noir, à la lumière du jour, sous celle des lampions ;je te dirais,

Sous les draps, assis d'un côté et de l'autre de la pièce, chez toi ou chez moi, à l'autre bout du monde ou derrière un téléphone ; je te dirais,

Quand tu ris et quand tu chantes aigus, quand tu parles d'histoires tirées de ta tête, de politique ou de religion, d'amour ou de baston ; je te dirais,

Quand tu hausses les sourcils ou quand tu tires sur le bout de ton pantalon, quand tu ne sais plus quoi dire et que tu joue au jeu des questions ; je te dirais ,

Quand t'es triste et résigné, ennuyé et fatigué, joyeux et bavard, calme et doux, patient et à l'écoute ; je te dirais,

A quel point tu es fantastique.


Puis pour parler de l'espoir, il y cette joie qui fleurit juste là, un peu dans mon coeur un peu dans mon corps et un peu dans mon âme, qui murmure que tout ira pour le mieux. Qui me suit dans ce nouvel élan de vie, où il n'y a presque plus de peur, presque plus de souffrance, juste de l'amour et les caresses d'un ami. Que tout ira pour le mieux, oui oui, puisque c'est moi qui choisis.

Elle lui avait dit: je veux être polyamoureuse. 

Je ne sais pas ce qu'il s'est réellement passé. Je me souviens d'avoir été là, devant les basses. Je dansais. Je dansais pour rien, pour tout, pour être. Dans ces moments là il n'y a aucune finalité, aucun passé, aucun futur. Seulement du son qui cogne dans ta poitrine et ton corps qui suit le mouvement. Son propre mouvement. C'est de l'énergie qui passe dans tous tes membres. Dans ces moments là tu ne penses pas à comment tu bouges dans le vide. J'en étais là. J'étais dans la vie.

Alors j'ai oublié. J'ai oublié les cours, le travail, la société et ses mœurs pourris, l'angoisse, les crédits, les autres, le pouvoir, l'argent, la misère, la souffrance, l'avenir, mes complexes, la loi du plus fort, le destin du plus faible, le froid, la mort, le noir, la crise mondiale, planétaire, de la quarantaine, le viol, les coups, le temps, la pollution, les enfants maigres et les remords.

J'ai tout oublié.

Je me suis oubliée

Et je me suis retrouvée.

Entre deux basses, deux sons, deux cris. J'étais là.


Il était là avec ses yeux et sa bouche qui me contaient ses aventures. Sa découverte d'un monde nouveau, inconnue jusque là. Un monde interdit par la loi et la morale. Il y avait des étoiles dans son corps, et je le voyais changer. Changer si rapidement. S'ouvrir aux autres, ne plus avoir peur. Je le voyais devenir grand, plus grand que  nous tous. Il parlait de quelque chose qu'on ne peut dire avec des mots. Il parlait du bonheur, juste du bonheur. Il parlait de la vie . Et moi je l'enviais. Je l'enviais car j'étais terrifiée. Du nouveau, du non contrôle, de l'expérience. Alors j'en ai beaucoup parlé sur ce divan, pour chasser la peur et pour passer à l'action.

Puis un jour elle était là. Et ça a été plus facile. Parce que je la savais près de moi. Parce qu'à deux  nous sommes invincibles. Alors nous l'avons suivis dans sa quête de la vie.

Je ne sais pas ce qu'il s'est réellement passé. Je sais juste qu’après beaucoup de choses ont changées.

Je ne voulais plus de mes études qui ne m’intéressaient pas depuis dès années . Je ne voulais plus cette idée du futur – métro-boulot-dodo-, plus d'engagement, plus de crédit, plus d'argent, plus de modèle d'être qu'on m'avait inculqué depuis toujours. Je voulais juste être moi.

Alors il se passe qu'il faut tout revoir. Qu'il faut dire aux autres qui ne peuvent comprendre nos choix. Qu'il faut arrêter. Tout arrêter. Parce que plus rien de tout cela n'est possible, parce que tout cela est ce qui, pendant des années, a été la source d'énormes souffrances. D'énormes peurs. Parce que cette vie là je ne pouvais la supporter. Parce que cette façon de penser, si commune, si française, me tuait et tuait le monde à petit feux. Parce qu'en fait je veux juste l'Amour, je veux juste faire l'amour, rire et pleurer, donner et recevoir avec bienveillance. Je veux vivre dans le respect. Et surtout, je veux suivre mon cœur.

Il faut tout faire, tout être. Il faut se changer, se créer, ne s’entourer que de positif. J’ai besoin d’éloigner de ma vie toute la souffrance, ne plus lui accorder de place. La pensée, la parole, l’acte. Tout inverser. Me mettre en face de tout ce qui me faisait peur. Se la jouer à la “ et alors? T’en mourras pas”. Puisque mon âme j’ai réussi à la saisir, à la sentir, à la comprendre. Et aujourd’hui je sais, je la sais. Et que c’est aussi simple que ça. Je franchis toutes les barrières que j’avais érigées moi même. Et je vois la lumière, juste là, dans ma poitrine, dans mon corps, dans mon crâne. La paix, l’Amour.

Je reprend ma vie en main. Je commence  par me respecter avant tout. Mon moi Tout. Mon corps, mon esprit, mon âme. Je ne veux plus vivre dans la cécité. Vivre en sachant que toutes mes pensées, tous mes actes auront une répercussion sur ma vie et la planète entière. Je veux suivre cet envie de rapprochement  et de reconnexion avec la nature. Cette connexion avec ma sensibilité, belle, vraie, qui s’exprime souvent avec des larmes qui désormais ont trouvé leur place. 

Je veux créer, je dois créer. Ma vie est ma création. 

Je me centre sur moi, sur mes états d’âme, mon évolution. Je suis passionnée et je me lis et me redécouvre entre les lignes. Entre les autres. Je comprend mieux certains messages. Le clair se fait dans mon esprit. J’ai trouvé ce qui m’a aidé à ranger, à articuler ce que j’avais au fond toujours recherché. Et c’était moi. J’étais perdue entre qui je pensais être - ne pas être-, qui j’étais pour les autres et la société et qui j’étais vraiment. 

C’est l’évidence même, une extraordinaire découverte dont en fait j’étais pourvue dès le début. 

Je ne veux plus que parler avec mon âme. Avec beaucoup de mots simples, spontanés,qui brillent, qui s’éternisent et qui se transforment. Je veux du beau, et il est partout. Je n’ai plus peur du départ d’un autre si cher, j’ai compris que l’on pouvait ressentir tout autant d’amour à tous sans en enlever à un. Je me prouve que je me suffit à moi même. Puis mon amour aussi, qui je le sens commence à ne rien attendre. Dénué de schémas, de passé, d’égo, de peur. Juste l’Amour. 

Je ferme les yeux et je ressens. J’ouvre les yeux et je ressens. Je sais ce que je veux, ce à quoi j’aspire. Je vois mieux la perfection de la nature, je perçois mieux les énergies.

Et, tu sais quoi, je me retrouve. Et c’est magnifique





                      Sens tu parfois les bouffées d’amour que je t’envois dans l’univers?